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La Mandelsy actuelle occupe l'exact emplacement de la Génèse. Le pays a changé de nom en 1849 et n'a pas changé depuis. L'histoire de la Mandelsy est rythmée par de courtes périodes durant lesquelles des changements profonds sont intervenus entrecoupées par de longues périodes de stabilité à l'image de celle de la première République qui s'est maintenue pendant près de 500 ans. À la différence de nombreux pays pour lesquels les XXème et XXIème siècles ont été synonyme de forte croissance économique et démographique, la Mandelsy est un pays qui a plutôt stagné durant cette période. Son développement le plus important s'est fait sur la fin du XVIIIème siècle et au XIXème.


== Les terres ancestrales de Mandelsy (Avant -2000) ==
''À reprendre''
Les premières traces de l'homme sur le Continent Océania datent de 463000 avant J.C. Des fouilles archéologiques dans la région de Theide, attestent de la présence de l’homme sur le sol Océanien à cette période. D'après les analyses effectuées, cette espèce à l'apparence sous évoluée et présentant quelques différences au niveau du squelette serait l'ancêtre éloigné d'une tribu aborigène d'Océania, les Hinxchis.


L'Océania ancestral (Avant -2000)
La communauté Hinxchis, dont les premières traces concrètes apparaissent vers 118000 avant J.C., est une grande tribu d'Océania qui régne sur l'Ouest du continent et en particulier en l'actuelle Mandelsy occidentale. On estime la population de cette communauté à quelque 75 000 individus il y a cinq millénaires. Une trentaine de villages ont été retrouvés sur tout le littoral Ouest de l'Océania. Les diverses fouilles dans la région ont permis d’établir que les Hinxchis vivaient de la pêche : l’actuel détroit du Peacksburg étant très riche en poissons et crustacés. Il s’agissait donc certainement d’un peuple de navigateurs. Ils pratiquaient aussi la chasse dans les plaines et forêts de l’Ouest Océanien.


Les premières traces de l'homme sur le Continent Océania datent de 463000 avant J.C. Des fouilles archéologiques dans la région de Theide, attestent de la présence de l’homme sur le sol Océanien à cette période. D'après les analyses effectuées, cette espèce à l'apparence sous évoluée et présentant quelques différences au niveau du squelette serait l'ancêtre éloigné d'une tribu aborigène d'Océania, les Hinxchis.
La communauté Hinxchis, dont les premières traces concrètes apparaissent vers 118000 avant J.C., est une grande tribu d'Océania qui régne sur l'Ouest du continent et en particulier en l'actuelle Mandelsy occidentale. On estime la population de cette communauté à quelque 75 000 individus il y a cinq millénaires. Une trentaine de villages ont été retrouvés sur tout le littoral Ouest de l'Océania. Les diverses fouilles dans la région ont permis d’établir que les Hinxchis vivaient de la pêche : l’actuel détroit du Peacksburg étant très riche en poissons et crustacés. Il s’agissait donc certainement d’un peuple de navigateurs. Ils pratiquaient aussi la chasse dans les plaines et forêts de l’Ouest Océanien.
Les Hinxchis n'ont connu aucun ennemi durant la plupart de leur existence, et leur savoir-faire leur permet de s'adapter et d'évoluer dans le temps. Vers l'an -4300, la communauté s'étend sur l'archipel d'Alohen (actuel Peacksburg, îles de Crosovie et du Dunvegan), et occupe ainsi l'ensemble du territoire Ouest de l'Océania.
Les Hinxchis n'ont connu aucun ennemi durant la plupart de leur existence, et leur savoir-faire leur permet de s'adapter et d'évoluer dans le temps. Vers l'an -4300, la communauté s'étend sur l'archipel d'Alohen (actuel Peacksburg, îles de Crosovie et du Dunvegan), et occupe ainsi l'ensemble du territoire Ouest de l'Océania.
L'autre communauté marquante de l'histoire de l'Océania est celle des Kajoulys, une tribu de l'Est Océanien. Les premières traces de cette communauté datent de -412 500. Des fouilles archéologiques réalisées près de Carnack (Empire Carnackien) ont révélé une fosse commune de cette tribu. Tout comme les Hinxchis, les Kajoulys ont su exploiter leur territoire et ont évolué dans le temps. Leur zone d'influence se serait étendue sur l'ensemble de l'Est du continent, entre l'actuel Empire Carnackien et l'Est de l'actuelle Mandelsy (plus particulièrement sur le territoire de la communauté autonome de Taljbali). Cette tribu se caractérise par l'apprivoisement du cheval. Cette maîtrise leur a permis d'étendre rapidement leur territoire et d'exploiter plus d'espace et d'apprivoiser les vastes plaines arides de l’Est de la Mandelsy. Des traces de campements ont été retrouvées sur les bords du grand lac Ric, attestant de leur expansion jusque dans les contreforts des Monts de Grammes. Les Kajoulys ont également la particularité de maîtriser la récolte des pierres précieuses, dont l'or.  
L'autre communauté marquante de l'histoire de l'Océania est celle des Kajoulys, une tribu de l'Est Océanien. Les premières traces de cette communauté datent de -412 500. Des fouilles archéologiques réalisées près de Carnack (Empire Carnackien) ont révélé une fosse commune de cette tribu. Tout comme les Hinxchis, les Kajoulys ont su exploiter leur territoire et ont évolué dans le temps. Leur zone d'influence se serait étendue sur l'ensemble de l'Est du continent, entre l'actuel Empire Carnackien et l'Est de l'actuelle Mandelsy (plus particulièrement sur le territoire de la communauté autonome de Taljbali). Cette tribu se caractérise par l'apprivoisement du cheval. Cette maîtrise leur a permis d'étendre rapidement leur territoire et d'exploiter plus d'espace et d'apprivoiser les vastes plaines arides de l’Est de la Mandelsy. Des traces de campements ont été retrouvées sur les bords du grand lac Ric, attestant de leur expansion jusque dans les contreforts des Monts de Grammes. Les Kajoulys ont également la particularité de maîtriser la récolte des pierres précieuses, dont l'or.
Jusqu’au troisième millénaire avant notre ère, ces deux peuples sont séparés par des frontières naturelles et notamment, pour la Mandelsy, les Monts de Grammes. Les premières rivalités apparaissent avec les premiers contacts entre les deux communautés. Ceux-ci ont lieu dans le nord de la Mandelsy. Les deux communautés, attirées par les ressources nouvelles que confère le climat typique de cette région, se sont ainsi étendues jusque sur la côte nord du pays.  
Jusqu’au troisième millénaire avant notre ère, ces deux peuples sont séparés par des frontières naturelles et notamment, pour la Mandelsy, les Monts de Grammes. Les premières rivalités apparaissent avec les premiers contacts entre les deux communautés. Ceux-ci ont lieu dans le nord de la Mandelsy. Les deux communautés, attirées par les ressources nouvelles que confère le climat typique de cette région, se sont ainsi étendues jusque sur la côte nord du pays.  
L’Océania connaît alors son premier conflit d’envergure. Les premières batailles entre Kajoulys et Xinchies éclatent au nord.  Plusieurs sites de fouilles témoignent de l’horreur des nombreux affrontements qui s'enchaînent durant ce que les historiens appellent le "siècles sanglants". Les chercheurs estiment que 10000 indigènes seraient morts entre -3000 et -2800. Ce conflit s’est également progressivement étendu aux autres interfaces entre les deux peuples. Ainsi, la vallée de la Choisille, facilement franchissable, devient le cœur de multiples affrontements.  
L’Océania connaît alors son premier conflit d’envergure. Les premières batailles entre Kajoulys et Xinchies éclatent au nord.  Plusieurs sites de fouilles témoignent de l’horreur des nombreux affrontements qui s'enchaînent durant ce que les historiens appellent le "siècles sanglants". Les chercheurs estiment que 10000 indigènes seraient morts entre -3000 et -2800. Ce conflit s’est également progressivement étendu aux autres interfaces entre les deux peuples. Ainsi, la vallée de la Choisille, facilement franchissable, devient le cœur de multiples affrontements.  
Ces affrontements entre Kajoulis et Xinchie prennent fin vers -2200. Des fouilles autour du point triple (lieu où se rejoignent les frontières de la Movenadie, de l’Empire Carnackien et de la Mandelsy) ont, en effet, permis de découvrir quatre étranges tablettes portant des inscriptions qui peuvent être interprétées comme un ordre de cessez-le-feu. Ces tablettes sont actuellement conservées dans les musées nationaux Océanien et sont considérées comme l’un des premier traité de paix de l’histoire.  
Ces affrontements entre Kajoulis et Xinchie prennent fin vers -2200. Des fouilles autour du point triple (lieu où se rejoignent les frontières de la Movenadie, de l’Empire Carnackien et de la Mandelsy) ont, en effet, permis de découvrir quatre étranges tablettes portant des inscriptions qui peuvent être interprétées comme un ordre de cessez-le-feu. Ces tablettes sont actuellement conservées dans les musées nationaux Océanien et sont considérées comme l’un des premier traité de paix de l’histoire.  
À cette époque, on estime la population Hinxchis à environ 130000 individus, et celle des Kajoulys à environ 200000 individus. Jusqu'aux années -2000, la situation semble être restée stable. Aucune recherche archéologique n’atteste d’une reprise durable du conflit entre les deux communautés.  
À cette époque, on estime la population Hinxchis à environ 130000 individus, et celle des Kajoulys à environ 200000 individus. Jusqu'aux années -2000, la situation semble être restée stable. Aucune recherche archéologique n’atteste d’une reprise durable du conflit entre les deux communautés.  
L'époque coloniale (-2000 à -1299)
 
== Les premières civilisations (-2000 à -1299) ==
''À reprendre''
 
L'époque coloniale Mandelsienne correspond à la période au cours de laquelle les Aurinéens ont commencé à explorer les mers avoisinant leur continent. Les premières implantations aurinéenne en Mandelsy datent du deuxième millénaire avant notre ère. C'est durant cette époque que sont créés de nombreux comptoirs commerciaux sur la côte ouest du pays. Des villes comme Theide, Larçay ou Détour ont pour origine cette période.  
L'époque coloniale Mandelsienne correspond à la période au cours de laquelle les Aurinéens ont commencé à explorer les mers avoisinant leur continent. Les premières implantations aurinéenne en Mandelsy datent du deuxième millénaire avant notre ère. C'est durant cette époque que sont créés de nombreux comptoirs commerciaux sur la côte ouest du pays. Des villes comme Theide, Larçay ou Détour ont pour origine cette période.  
Les premiers siècles de la colonisation de l'Océania sont marqués par une relative bonne entente entre les colons et les populations locales. Les aurinéens ne s'aventurent que très peu dans les terres et commercent avec les populations locales. Les Généciens s'implantent plutôt dans l'ouest du pays alors que les porthossiens colonisent plutôt le nord.  
Les premiers siècles de la colonisation de l'Océania sont marqués par une relative bonne entente entre les colons et les populations locales. Les aurinéens ne s'aventurent que très peu dans les terres et commercent avec les populations locales. Les Généciens s'implantent plutôt dans l'ouest du pays alors que les porthossiens colonisent plutôt le nord.  
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Cette opération atteint son point culminant avec l’assaut de la ville de Nuylnes à partir de -584. Pendant plus d’un an, les peuples autochtones assiègent la ville jusqu’à sa défaite en -583. Cette défaite acte également celle des porthossiens dans cette partie de la Mandelsy. Leur territoire se résumant désormais à quelques comptoirs commerciaux de moindre importance situés dans le nord du pays.  
Cette opération atteint son point culminant avec l’assaut de la ville de Nuylnes à partir de -584. Pendant plus d’un an, les peuples autochtones assiègent la ville jusqu’à sa défaite en -583. Cette défaite acte également celle des porthossiens dans cette partie de la Mandelsy. Leur territoire se résumant désormais à quelques comptoirs commerciaux de moindre importance situés dans le nord du pays.  


 
''À reprendre''
La coalition Portho-génèsienne (-583 à -577)
La coalition Portho-génèsienne (-583 à -577)
Avec la chute de Nuylnes, les porthossiens sont considérablement affaiblis en Mandelsy. Conscients de cette faiblesse, mais aussi des dangers que représentent pour eux les peuples autochtones, les génésiens proposent de former, en Océania du nord, une coalition. Cette nouvelle alliance leur permet de se renforcer quelque peu mais surtout de ne plus craindre d’attaques porthosiennes sur les territoires génésiens limitrophes.  
Avec la chute de Nuylnes, les porthossiens sont considérablement affaiblis en Mandelsy. Conscients de cette faiblesse, mais aussi des dangers que représentent pour eux les peuples autochtones, les génésiens proposent de former, en Océania du nord, une coalition. Cette nouvelle alliance leur permet de se renforcer quelque peu mais surtout de ne plus craindre d’attaques porthosiennes sur les territoires génésiens limitrophes.  

Version du 13 mars 2024 à 15:17


Les terres ancestrales de Mandelsy (Avant -2000)

À reprendre Les premières traces de l'homme sur le Continent Océania datent de 463000 avant J.C. Des fouilles archéologiques dans la région de Theide, attestent de la présence de l’homme sur le sol Océanien à cette période. D'après les analyses effectuées, cette espèce à l'apparence sous évoluée et présentant quelques différences au niveau du squelette serait l'ancêtre éloigné d'une tribu aborigène d'Océania, les Hinxchis.

La communauté Hinxchis, dont les premières traces concrètes apparaissent vers 118000 avant J.C., est une grande tribu d'Océania qui régne sur l'Ouest du continent et en particulier en l'actuelle Mandelsy occidentale. On estime la population de cette communauté à quelque 75 000 individus il y a cinq millénaires. Une trentaine de villages ont été retrouvés sur tout le littoral Ouest de l'Océania. Les diverses fouilles dans la région ont permis d’établir que les Hinxchis vivaient de la pêche : l’actuel détroit du Peacksburg étant très riche en poissons et crustacés. Il s’agissait donc certainement d’un peuple de navigateurs. Ils pratiquaient aussi la chasse dans les plaines et forêts de l’Ouest Océanien.

Les Hinxchis n'ont connu aucun ennemi durant la plupart de leur existence, et leur savoir-faire leur permet de s'adapter et d'évoluer dans le temps. Vers l'an -4300, la communauté s'étend sur l'archipel d'Alohen (actuel Peacksburg, îles de Crosovie et du Dunvegan), et occupe ainsi l'ensemble du territoire Ouest de l'Océania. L'autre communauté marquante de l'histoire de l'Océania est celle des Kajoulys, une tribu de l'Est Océanien. Les premières traces de cette communauté datent de -412 500. Des fouilles archéologiques réalisées près de Carnack (Empire Carnackien) ont révélé une fosse commune de cette tribu. Tout comme les Hinxchis, les Kajoulys ont su exploiter leur territoire et ont évolué dans le temps. Leur zone d'influence se serait étendue sur l'ensemble de l'Est du continent, entre l'actuel Empire Carnackien et l'Est de l'actuelle Mandelsy (plus particulièrement sur le territoire de la communauté autonome de Taljbali). Cette tribu se caractérise par l'apprivoisement du cheval. Cette maîtrise leur a permis d'étendre rapidement leur territoire et d'exploiter plus d'espace et d'apprivoiser les vastes plaines arides de l’Est de la Mandelsy. Des traces de campements ont été retrouvées sur les bords du grand lac Ric, attestant de leur expansion jusque dans les contreforts des Monts de Grammes. Les Kajoulys ont également la particularité de maîtriser la récolte des pierres précieuses, dont l'or.

Jusqu’au troisième millénaire avant notre ère, ces deux peuples sont séparés par des frontières naturelles et notamment, pour la Mandelsy, les Monts de Grammes. Les premières rivalités apparaissent avec les premiers contacts entre les deux communautés. Ceux-ci ont lieu dans le nord de la Mandelsy. Les deux communautés, attirées par les ressources nouvelles que confère le climat typique de cette région, se sont ainsi étendues jusque sur la côte nord du pays. L’Océania connaît alors son premier conflit d’envergure. Les premières batailles entre Kajoulys et Xinchies éclatent au nord. Plusieurs sites de fouilles témoignent de l’horreur des nombreux affrontements qui s'enchaînent durant ce que les historiens appellent le "siècles sanglants". Les chercheurs estiment que 10000 indigènes seraient morts entre -3000 et -2800. Ce conflit s’est également progressivement étendu aux autres interfaces entre les deux peuples. Ainsi, la vallée de la Choisille, facilement franchissable, devient le cœur de multiples affrontements.

Ces affrontements entre Kajoulis et Xinchie prennent fin vers -2200. Des fouilles autour du point triple (lieu où se rejoignent les frontières de la Movenadie, de l’Empire Carnackien et de la Mandelsy) ont, en effet, permis de découvrir quatre étranges tablettes portant des inscriptions qui peuvent être interprétées comme un ordre de cessez-le-feu. Ces tablettes sont actuellement conservées dans les musées nationaux Océanien et sont considérées comme l’un des premier traité de paix de l’histoire. À cette époque, on estime la population Hinxchis à environ 130000 individus, et celle des Kajoulys à environ 200000 individus. Jusqu'aux années -2000, la situation semble être restée stable. Aucune recherche archéologique n’atteste d’une reprise durable du conflit entre les deux communautés.

Les premières civilisations (-2000 à -1299)

À reprendre

L'époque coloniale Mandelsienne correspond à la période au cours de laquelle les Aurinéens ont commencé à explorer les mers avoisinant leur continent. Les premières implantations aurinéenne en Mandelsy datent du deuxième millénaire avant notre ère. C'est durant cette époque que sont créés de nombreux comptoirs commerciaux sur la côte ouest du pays. Des villes comme Theide, Larçay ou Détour ont pour origine cette période. Les premiers siècles de la colonisation de l'Océania sont marqués par une relative bonne entente entre les colons et les populations locales. Les aurinéens ne s'aventurent que très peu dans les terres et commercent avec les populations locales. Les Généciens s'implantent plutôt dans l'ouest du pays alors que les porthossiens colonisent plutôt le nord. Pendant environ cinq siècles, rien n'oppose les deux puissances aurinéennes : chacune ne possédant que de petites enclaves en Mandelsy. Au fur et à mesure que la navigation entre l’Aurinéa et la côte nord du pays s’améliore, les échanges entre les deux continents deviennent de plus en plus importants. Dans un même temps, les généciens et les porthossiens commencent à s’aventurer plus en profondeur dans les terres. Le comptoir commercial de Theide, au cœur de l’actuel détroit du Peacksburg concentre les attentions. D’un simple comptoir en -2000, Theide devient un véritable village génécien vers -1500 et une véritable ville vers -1300. Les porthossiens quant à eux remontent peu à peu le Cavlor. D’abord jusqu’à l’actuel lac royal vers -1600 puis jusqu’au lac Ryck vers -1450. Ils fondent, au bord du lac et au pied des montagnes, un nouveau comptoir commercial qui prend le nom de Nuylnes. En quelques décennies ce comptoir devient également une ville. On estime les populations de Theide et de Nuylnes à respectivement 12 000 et 9 000 habitants vers -1400. C’est également à cette époque que les relations avec les populations locales commencent à se tendre. Les aurinéens allant toujours plus loin dans les terres commencent à s’approprier certains territoires appartenant à des tribus locales. L'antiquité Océanienne (-1299 à -583) L’antiquité Océanienne est marquée par des affrontements réguliers entre colons aurinéens et peuples autochtones. À mesure que les généciens et les porthossiens avancent dans les terres, les confrontations avec les peuplades Hinxchie et Kajoulys se font de plus en plus nombreuses. Les deux puissances aurinéennes s’opposent également dès lors que leurs aires d’influences se rejoignent. Des affrontements ont ainsi lieu dans le nord du pays là où plusieurs siècles auparavant s’étaient affrontés les peuples ancestraux.

Pour autant c’est bien les conflits entre colons et autochtones qui prédominent. Le faible nombre d’aurinéens débarqués en Mandelsy, la mésentente des deux grandes puissances et l’alliance des peuples ancestraux ralentit l’avancée des aurinéens. Ces derniers mettent quelques siècles à contrôler entièrement les côtes nord et ouest du pays, les rives du Cavlore ainsi que les lacs Ryck et Royal. Vers -700, les peuples ancestraux et plus particulièrement les Hinxchies, n’occupent plus que la région montagneuse du centre-ouest (les Monts de Grammes) et quelques zones au sud-est. Les Kajoulys occupent quant à eux tout l’est du pays, grossièrement de la côte jusqu’aux rives du Cavlore.. Au fil des ans, les deux peuples tendent à renforcer leur relation et à se mélanger.

L’antiquité Océanienne voit se développer de manière importante les villes côtières issues de la colonisation aurinénne. Theide devient la capitale des colonies généciennes dans cette partie du monde et compte sept siècles avant notre ère pas moins de 60 000 habitants. Des comptoirs, devenues villes portuaires comme Larçay structurent à la fois le commerce du détroit du Peackburg et les terres intérieures. Dans le centre du pays, sur les rives du lac Ryck un réseau de villes se développe également avec en tête de fil la ville de Nuylnes. Cette dernière, déjà d’importance depuis quelques siècles, se voit renforcée avec son statut de capitale des colonies porthossiennes dans cette région. Au septième siècle avant notre ère, Nuylnes fait jeu égal avec Theide en nombre d’habitants et en importance économique et ce malgré sa position en plein cœur de l’actuelle Mandelsy.

En -590, à l’issue d’un hiver particulièrement rigoureux ayant grandement affaibli les puissances aurinéennes, les peuples autochtones décident de repousser les colons aurinéeens vers l’ouest. Les comptoirs et villages colons des rives du Cavlore, du lac Royal et du lac Ryck sont méthodiquement rasés. L’ambition est alors de réunir les deux territoires sous contrôle des peuples autochtones.

Cette opération atteint son point culminant avec l’assaut de la ville de Nuylnes à partir de -584. Pendant plus d’un an, les peuples autochtones assiègent la ville jusqu’à sa défaite en -583. Cette défaite acte également celle des porthossiens dans cette partie de la Mandelsy. Leur territoire se résumant désormais à quelques comptoirs commerciaux de moindre importance situés dans le nord du pays.

À reprendre La coalition Portho-génèsienne (-583 à -577) Avec la chute de Nuylnes, les porthossiens sont considérablement affaiblis en Mandelsy. Conscients de cette faiblesse, mais aussi des dangers que représentent pour eux les peuples autochtones, les génésiens proposent de former, en Océania du nord, une coalition. Cette nouvelle alliance leur permet de se renforcer quelque peu mais surtout de ne plus craindre d’attaques porthosiennes sur les territoires génésiens limitrophes.

Dès lors, la nouvelle coalition entreprend de reconquérir les territoires majoritairement arrachés par les peuples autochtones aux porthossiens. Le partage des technologies et la mise en commun des moyens militaires permettent aux deux puissances aurinéenne de repousser les peuples autochtones dans l’Est du pays au-delà du Cavlore et l’espace de 6 ans seulement. Quelques poches de résistance se forment dans les Monts de Grammes mais sans réelles capacités à menacer la domination aurinéenne sur l’ouest et le centre du pays.

Afin de sécuriser leur nouveau territoire, les génésiens et porthossiens lancent la construction d’une ligne de défense le long du Cavlore. Si par endroit, cette ligne prend la forme d’un mur de pierre, il s’agit le plus souvent d’un tours de guet et de palissades en bois. Certains vestiges de cette ligne du Cavlore subsistent aujourd’hui à l’Est d’Elsonburg.

La fin de cette période est marquée par la trahison des génésiens. Du fait de leur supériorité numérique et militaire au sein de la coalition portho-génésienne, ils décident de prendre le contrôle de l’ensemble des territoires. Cela se traduit par une exécution méthodique de tous les dignitaires porthossiens présents dans cette partie de l’Océania et en particulier dans les villes. Certains porthossiens se réfugient en Mandelsy de l’Est, d’autres forment de petites communautés nomades perdues dans les steps du centre du pays, une petite partie parvient à prendre la fuite et à retourner en Aurinéa et enfin, les derniers se réfugient dans les Monts de Grammes. Les génésiens sont désormais seuls à contrôler l’ouest et le centre de la Mandelsy. L'époque des cités Génèsiennes (-577 à 0) En -577, l’actuelle Mandelsy compte quelques dizaines de comptoirs commerciaux et quelques villes essentiellement localisées sur la côte ouest. Les génésiens entreprennent de mailler tout leur territoire de nombreuses nouvelles cités. Si nombre d’entre elles n’ont pas perduré jusqu’aux temps modernes, des villes comme Thilck sur Cisif, Merick sur Cisif, Louans, Tigny-Jussé, Reugny, l’Aubrière sur Choisille ou encore Mayet sont fondées dans les deux premiers siècles de cette période.

À mesure que de nouvelles citées sont bâties, les populations venues d’Aurinéa augmentent également. Les échos d’une vie plus paisible dans une terre pleine de possibilités nouvelles remontent en effet jusqu’au vieux continent. Le système politique mis en place dans les premières années de cette époque attire également de nombreux colons. Du fait de la distance avec le continent aurinéen, les nouvelles cités se voient en effet dotée d’une large autonomie ce qui fait des terres génésiennes d’Océania des terres d’opportunité.

Au fil des ans, les différentes cités gagnent elles même en autonomie les une vis à vis des autres jusqu’à fonctionner pratiquement comme des micro-états. Seule la ville de Theide se place au-dessus des autres. Son développement durant cette période est conséquent. Il s’agit en premier lieu du siège du pouvoir politique local : c’est ici qu’est relayée l’autorité génésienne. C’est aussi le siège du pouvoir économique : le port de Theide s’est largement développé et est un lieu privilégié pour tous les échanges du détroit du Peacksburg. Theide est aussi la première ville fondée par les génésiens à se doter de remparts en pierre. C’est donc une ville d’importance sur le plan militaire. Enfin, la ville domine les autres sur le plan démographique. Vers -200, la plupart des cités fondées par les génésiens atteignent les 10 000 habitants. Theide en compte près de 250 000 répartis sur les actuelles îles de Fortheide, Sudeide et Leistheide. Cela représente pratiquement autant d’habitants qu’il y en a aujourd’hui sur ces trois îles.

De l’autre côté du Cavlore, les peuples autochtones et les quelques porthossiens réfugiés vivent essentiellement en tant que nomades sans qu’il n’y ait réellement de structuration des différentes peuplades. On note néanmoins la présence de quelques villages dont certains existent toujours (Perrusson, L’Aulnay). Les rares documents d’époque mentionnent également une cité, plutôt de la taille d’une ville, du nom de Sanim Tireth, mais dont on ne connaît pas aujourd’hui la localisation.

Après plusieurs siècles de grande stabilité des frontières et de consolidation des cités génésiennes sur les plans économique, militaire et politique, la Génèse est pratiquement devenue un territoire à part entière. Ou plutôt, il s’agit d’une multitude de petits territoires vivant en paix les uns avec les autres.

Pourtant, au début du premier siècle avant notre ère deux événements vont rompre cette paix. D’une part, les génésiens perdent de leur influence en Aurinéa avec l’émergence d’un nouveau peuple : le peuple deltan. Certains membres influents décident de migrer vers l’Océania et constatent que ces territoires sont devenus largement indépendants. Des premières dissonances apparaissent entre les dirigeants des cités génésiéennes sur la manière de traiter ces nouveaux venus. D’autre part, là où les siècles précédents ont semble-t-il été caractérisés par un climat relativement stable, le premier siècle avant notre ère est marqué par une série d’évènements météorologiques exceptionnellement intenses dans le nord du pays. De nombreuses cités génésiennes se voient dévastées par des cyclones, des inondations ou feux de forêts forçant leurs habitants à émigrer vers les cités de l’ouest.

De l’autre côté du Cavlore, les peuples autochtones subissent les mêmes revers et particulièrement dans le nord du pays. C’est sans doute ces événements qui amenèrent les populations nomades du nord, vers le centre du pays. C’est dans ce contexte qu’émerge en -42 la coalition des peuples autochtones et des porthossiens. Si les conditions de sa fondation restent floues, une personnalité et une cité sont systématiquement mentionnés dans les reliques et vestiges datant de cette époque. Chef tribal kajoulys, Adonio Vercingétoril. est très probablement l’architecte de cette alliance. Quant à la cité, le nom de Sanim Tireth revient très régulièrement, sans que les historiens ne soient en mesure de la localiser.

La fin de cette période reste donc très floue et imprécise. Au vu du contexte, propre à chacun des deux principaux belligérants vivants en Mandelsy au premier siècle avant notre ère, il est très probable que des affrontements aient eu lieu. Pour autant rien n’affirme, ni n’infirme ces hypothèses. C’est le début du vide de 300 ans.

Le vide de 300 ans (0 à 300) Le vide de 300 ans[19] est une période de l'histoire mandelsienne peu documentée et pour laquelle les historiens ne sont pas capables de définir une chronologie. Cette période commence aux environs de l'an 0 et se termine à la fin du troisième siècle. Les manuscrits datant de cette époque, les récits, ou tout autre document pouvant détailler les évènements s'étant déroulés au cours de ces trois premiers siècles sont très rares. Les périodes antérieures sont particulièrement bien documentées, comme c’est le cas de la période de stabilité caractéristique des cités génésiennes. Deux hypothèses sont émises par les historiens pour expliquer la raréfaction des sources sur le premier siècle avant notre ère (et surtout leur non transmission) et leur pratiquement complète disparition sur les trois siècles suivants. La première, et celle qui est privilégiée du fait de sa vraisemblance, est une lacune apparue dans la transmission de l’écriture et de la lecture. Cette diminution de l’alphabétisation aurait mécaniquement diminué le nombre de productions sur cette période et donc celles étant parvenue jusqu’à l’époque moderne. La deuxième suppose que tous les documents, ou objets pouvant donner des indications historiques sur cette période aient été méthodiquement supprimés. Cette hypothèse correspond bien à la situation réelle où, effectivement, rien de ce qui est découvert dans les campagnes de fouilles archéologiques menées en Mandelsy ne peut être daté de l’un de ces trois siècles. Cependant, elle se heurte à des questions logistiques qui impliquent un contrôle de l’information et des populations d’une ampleur impossible à mettre en place pour l’époque. Ces trois siècles concentrent donc l’ensemble des questionnements et des recherches des historiens. Au sortir de ce vide historique vers l'an 300, on retrouve de très nombreux des documents ou objets d’époque attestant de l'organisation de l'actuelle mandelsy en de multiples royaumes. Ces royaumes sont contrôlés par 12 grandes familles, ces mêmes familles qui fondent en 1849, le grand Royaume de Mandelsy. Ainsi, les historiens pensent que ce sont ces familles qui ont aussi mis en place l'organisation du pays après le vide de 300 ans. On sait aussi que l'Ordre des Chevaliers Jalumaï a été fondé durant ce laps de temps. Le Grand Royaume de Génèse (300 à 995) Origine du grand royaume de Génèse L'origine du grand royaume de Génèse est relativement floue étant donné que celui-ci a est déjà en place en l'an 300 et a donc été fondé au cours des siècles perdus. Le Grand Royaume de Génèse, s’organise selon un système féodal dans lequel le roi de Génèse a pour vassaux des rois contrôlant les différents territoires de l’actuelle Mandelsy. Une telle organisation se retrouve d’ailleurs en 1849 avec l’instauration du Grand Royaume de Mandelsy. Les différents rois prêtent allégeance au roi du Grand Royaume de Génèse en échange de sa protection face à des envahisseurs étrangers (par exemple venant de l'actuel Empire Carnackien ou de l'actuelle Movenadie). Le roi de Génèse, n'intervient en revanche pas dans les guerres de territoires que se livrent les différents seigneurs locaux. Ainsi, si le Grand Royaume de Génèse est vue depuis l’extérieur comme un état unifié (couvrant l’actuelle Mandelsy continentale, le Dalj de Talj’Bali et le royaume de Faimicy), de l’intérieur il s’agit plus d’une multitude de petits royaumes en conflits les uns avec les autres. C'est durant cette période que s’affirment les différentes familles nobles ayant plusieurs siècles plus tard fondé le Grand Royaume de Mandelsy (familles Alayl'laï, De Bonapartagne, De Cavernoise, De Gasalte, D'Hirondalouie, De La Jumenvert, De Laurionly, De La Nouverry, De L'Ordogne, De Salamille, De Sasuffit). L’origine de ces familles reste inconnue puisqu’elles n'existaient pas avant les siècles perdus et ont donc été fondées au cours de cette période. Le grand royaume de Génése est dirigé par la famille De Génèse, douzième famille noble aujourd’hui disparue. Au sein de la famille de Génèse, la succession se fait selon la règle de primogéniture absolue (le pouvoir est transmis au premier enfant légitime sans préférence de sexe). Pour les autres familles, la règle de primogéniture agnatique (transmission du pouvoir au premier enfant de sexe masculin) est la plus souvent appliquée à l’exception du royaume de Faimicy où la préférence est donnée au premier enfant de sexe féminin. Cette période de pratiquement 700 ans se caractérise par une importance accrue de la religion dans la société génésienne. Les différentes interprétations des principales religions du pays sont souvent à l’origine des affrontements entre seigneurs rivaux. Elles sont également à l’origine de persécutions et de campagnes de prosélytisme à l’encontre des populations ayant des croyances différentes. L’émergence de nouvelles villes et des confédérations marchandes Sur le plan des villes, plusieurs cités s’affirment. Theide sort affaiblie des trois siècles perdues mais retrouve peu à peu son influence tout au long de cette période notamment grâce à la famille de Génèse qui fait de cette ville la capitale du pays. Des villes comme Larçay, Détour, Thilck sur Cisif, Mérick sur Cisif ou Mayet renforcent leur rayonnement et sont pour certaines les lieux de villégiature des seigneurs locaux. La famille d’Appartagne fonde la cité fortifiée de Valaxtine (aujourd’hui Valaxtine sur Choisille) en 325. La famille de Cavernoise fonde la ville de Vermengue en 352, celle De la Nouverry la ville de Vouray en 360. Les vassaux de principales familles nobles érigent de nombreuses forteresses sur tout le territoire. Nombre d’entre elles deviendront des villages ou des villes au cours de cette période ou après. La période du Grand Royaume de Génèse est aussi marquée par l’émergence des confédérations marchandes. L’importance de la religion et des actions qui y liées (guerres, campagnes de prosélytisme, ...) amènent les seigneurs locaux à se désintéresser de tout ce qui a un lien avec le commerce ou l’économie. Ainsi, à la faveur de périodes de relatifs apaisement des affrontements entre royaumes, de nouveaux acteurs prennent en main le développement du commerce. C’est dans ce contexte qu’apparaissent les confédérations marchandes qui prennent peu à peu le contrôle des échanges, des points de vente puis des différents appareils de production. La première à apparaître est la confédération marchande des Civalilles en 450. Celle-ci s’implante surtout dans le nord du pays et en Faimicy (c’est d’ailleurs une branche de la famille dirigeante du royaume de Faimicy, la famille De Salamille). En 630 apparaît la confédération marchande des Fayduport’Taportes, branche de la famille de Gasalte. Elle prend le contrôle du commerce dans tout le centre du pays. En 730 apparaît la confédération marchande des Sinaissays, branche de la famille de La Jumenvert. Son aire d’influence s’étend, à la fin de la période, sur tout l’ouest du pays. Enfin quelques années avant la première révolution apparaît la confédération marchande des Rob’Gimeck. Initialement implantée autour de Vouray, son aire d’influence s’étend très rapidement vers l’ouest, empiétant d’ailleurs sur l’aire d’influence des Sinaissays. L’introduction d’une nouvelle confédération engendre de premières rivalités entre elles. Dans un même temps, et après plusieurs siècles de désintérêt total pour l’objet économique, les seigneurs locaux s’inquiètent de la mainmise des confédérations marchandes sur l’ensemble du commerce. La réduction de leur influence sur l’économie les incite à plus de répression et d’exploitation des populations locales sans pour autant pouvoir contrer le développement des quatre confédérations marchandes. L’ennemi commun : l’ordre des chevaliers Jalumaï. Les seigneurs locaux et le roi de Génèse ne prennent conscience de la puissance des confédérations marchandes qu’à la fin du Xème siècle, juste avant la première révolution. Au cours des siècles précédents, outre les querelles de religions, les seigneurs doivent aussi affronter une organisation clandestine fondée durant les siècles perdus : l’Ordre des Chevaliers Jalumaï (OCJ).

Le système féodal organise un asservissement généralisé des génèsiens au profit des différents seigneurs. Cet asservissement tend également à s’accroître à mesure que se développent les confédérations marchandes. En parallèle, et à mesure que cet asservissement se développe, l’ordre Jalumaï gagne en influence en prônant un idéal républicain, laïque. Au cours des IVème et Vème siècle, les actions de l’OCJ tournent autour du vol et du sabotage. En réaction à l’exploitation et à l’appauvrissement des populations, l’OCJ entreprend de redistribuer le fruit de ses pillages et également de diffuser son idéal Républicain laïque dans la population. Ainsi à la fin du Xème siècle, une large partie de la population rurale souhaite la chute du régime féodal. La première révolution Génèsienne (995 - 1000) À la fin du dixième siècle, la famille de Génèse voit son influence diminuer face à celle des confédérations marchandes mais également face à celle des principales familles nobles. Pour tenter de réaffirmer sa souveraineté sur l’ensemble du pays, le roi de Génèse Manoléon 1er, lève dès 980, une armée conséquente. Il met également fin au régime féodal et instaure une monarchie absolue.

L’armée en question parcourt le pays et ses principaux territoires et impose, par la violence, le nouveau régime. Le roi de Génèse n’hésite pas à faire exécuter les seigneurs locaux qui ne lui prêteraient pas totale allégeance et ne partageraient pas sa vision du pays. Il se livre en outre à une chasse aux seigneurs appartenant aux onze familles étant à l’origine des principaux royaumes composant la Génèse. Il considère en effet qu’il s’agit des seigneurs les plus influents mais également ceux qui lui sont les plus hostiles. De la même manière, les dirigeants des confédérations marchandes sont pris pour cible : le roi de Génèse tente ainsi de reprendre le contrôle de l’économie du pays. Enfin, les populations subissent aussi les agissements de l’armée : pillages et asservissement sont de mise. La terreur atteint son paroxysme à partir de 995, date à partir de laquelle l’armée se livre à des destructions de villes et villages supposés rebelles.

C’est également à partir de 995 que les premiers mouvements révolutionnaires se structurent. Sur toute la fin du Xème siècle on assiste à des actes de rébellion isolés. Ceux-ci sont systématiquement matés mais n’engendrent pas de soulèvement populaire. À partir de 995, des mouvements citoyens se fédèrent grâce notamment aux ressources de l’OCJ, à celles des seigneurs déchus mais également à celles des confédérations marchandes. D’actes isolés de rébellion, on passe à des actions plus organisées et avec une véritable stratégie visant la désorganisation des armées du roi de Génèse.

Ces actions atteignent leur point culminant en l’an 1000. À la faveur d’un hiver rigoureux et d’un printemps marqué par des ouragans dans le nord du pays, la famine gagne une large part du nord et de l’ouest du pays. Ces éléments sont les déclencheurs de l’emballement de la première révolution génèsienne. Le peuple, n’ayant plus rien à manger, se soulève et marche sur Theide, capitale du royaume et lieu de villégiature du roi. En quelques jours, il parvient à s’infiltrer dans la ville, à vaincre l’armée au sein de la cité fortifiée et à prendre la tête du roi. Celui-ci ainsi que toute sa famille sont décapités en public dans l’actuel arène de la ville le 20 décembre 1000. Le lendemain, les leaders révolutionnaires proclament la République.

La première république de Génèse (1000 - 1490) Les débuts de la première République sont tumultueux. Une assemblée constituante est mise en place en l’an 1000. Celle-ci est composée de deux grands groupes. Le premier représente ceux qui ont mené la révolution sur le terrain. On peut considérer qu’il s’agit de représentants du peuple. Le second est composé de représentants de la bourgeoisie ayant en arrière plan permis au corps révolutionnaire de se constituer. Au sein de cette assemblée, les représentants du peuple souhaitent que le pouvoir lui soit donné dans sa globalité. Ils promeuvent donc un régime républicain sous forme de démocratie directe. La bourgeoisie marchande, essentiellement constituée des familles régissant les quatre confédérations marchandes, ne l'envisage pas tout à fait de cette manière. Ils souhaiteraient plutôt mettre en place un régime de démocratie représentative. Enfin, les 11 familles nobles de l’ancien régime se font discrètes mais œuvrent en arrière plan pour promouvoir le système représentatif voulu par la bourgeoisie marchande.

Après plus de 5 ans de débats et de négociations, l’assemblée constituante produit deux propositions de constitutions lesquelles sont soumises par référendum au corps électoral génésien. Ce dernier est constitué de toutes les personnes vivant en République de Génèse ayant au moins 17 ans sans distinction de sexe. Ce premier scrutin, mené à l’échelle du pays tout entier dure plusieurs semaines et voit la victoire du régime républicain et de la constitution proposée par le groupe représentant la bourgeoisie au sein de l’assemblée constituante. La nouvelle constitution entre en vigueur le 15 juillet 1006. Elle prévoit que les citoyens élisent tous les 7 ans une assemblée nationale elle-même chargée de désigner un gouvernement. Elle officialise aussi le rôle de l’Ordre Jalumaï : celui-ci est considéré comme garant de la constitution et des institutions républicaines et doit par tout moyen veiller à sa préservation. Un membre du conseil des Sen-Lumaï est intégré par défaut au sein du gouvernement et de ce qui serait aujourd’hui un ministère de l’intérieur. L’Ordre Jalumaï est ainsi notamment chargé du maintien de l’ordre intérieur du pays. Certains chevaliers sont aussi nommés à des postes leur autorisant la direction des armées Républicaines. D’autres font partie des services d’espionnage et de contre-espionnage. Si l’Ordre perd un peu en autonomie, car la République est en mesure de lui exiger des comptes, celui-ci reste indépendant et certains de ses membres agissent en dehors des circuits officiels mais toujours avec pour volonté de protéger le régime Républicain et ses valeurs.

Enfin la constitution accorde aussi une autonomie totale à plusieurs territoires. C’est le cas de la Faimicy, ex-royaume du Grand Royaume de Génèse, qui devient une République indépendante dotée de sa propre constitution. Cette République est toujours en fonctionnement de nos jours. Les îles du Dunvegan et de Crosovie sont également laissées autonomes. Le Dunvegan devient progressivement une sorte d'avant-poste de l’Empire Aurinéen en Océania. Des protectorats sont instaurés et régissent ce territoire. La Crosovie voit se succéder de nombreux régimes différents et se mu en une terre d’affrontement réguliers entre aurinéens d’une part et habitants de l’actuel Peacksburg d’autre part.

En République de Génèse les premières années sont assez tumultueuses et le nouveau régime a du mal à se faire accepter par toute la population. Il faut dire que le concept d’état unifié à du mal à s’installer tant les divisions et les différences sont importantes au sein du pays. Afin de pallier cela, la République de Génèse évolue peu à peu en un état fédéral en créant des “communes” dotées d’une grande autonomie et qui sont les relais de l’état central dans les territoires. L’ordre Jalumaï veille en parallèle à l’intégrité de l'État. Ainsi, s’installe à partir de 1050 environ une grande période de stabilité qui dure jusqu’en 1470.

Ces quatre siècles marquent aussi la montée en puissance économique de la Génèse. Les confédérations marchandes sont en relations étroites avec les gouvernements successifs qui veillent à préserver leurs intérêts commerciaux. Ainsi, la République de Génèse évite systématiquement les conflits avec ses voisins et base sa stratégie militaire sur une tactique de dissuasion. À la fin du XIème siècle est lancé ce qu’on qualifierait aujourd’hui de politique de grands travaux. Il s’agit alors de ponctuer les frontières terrestres et maritimes du pays de vastes complexes défensifs. Des centaines de citadelles sont ainsi construites tout au long des quatre siècles que dure cette période républicaine. Au cœur de ce dispositif se trouve la ville fortifiée de Theide qui est à l’occasion renforcée. Toute la vallée de la Choisille est également parsemée de centaines de châteaux et forts.

Cette stabilité est interrompue à partir des années 1470. Pendant près d’une décennie le nord du pays essuie de nombreux ouragans. Ceux-ci ne sont pas rares dans cette partie de la Mandelsy mais n’ont pratiquement jamais lieu à une telle fréquence. L’Etat génésien doit ainsi subvenir aux besoins d’une population relativement importante ce qui dégrade durablement les finances de l’Etat. Par ailleurs, les gouvernements se succédant en cette fin de XVème siècle décident de renforcer la frontière sud du pays face à la structuration de la Movenadie et à la déstabilisation de l’Empire Carnackien. L’idée étant, en plus des forts déjà construits, d'ériger une vaste muraille entre la Génèse et ses voisins du sud. Ce dispositif prend le nom de ligne Tonig’Am, du nom de son principal architecte.

Le royaume d'Apartagne et la république de Génèse (1490 - 1501)

Les catastrophes climatiques et le renforcement de la frontière sud du pays amènent l'État génésien à d’importantes dépenses. Ainsi, vers 1490, la Génèse est pratiquement ruinée.

En 1490 un nouveau gouvernement est élu avec pour promesse de rétablir l’équilibre des comptes publics en ponctionnant les familles les plus fortunées. Ce gouvernement prévoit également de dissoudre l’OCJ. Les membres de l’ordre occupant les postes à responsabilité dans la défense et dans l’armée sont en partie vus comme les responsables de la crise dans laquelle se trouve le pays. Ils sont en effet considérés comme ceux ayant lancé les travaux pharaoniques de la ligne Tonig’Am. Par ailleurs, plusieurs scandales ont aussi entaché la réputation de l’ordre comme l’assassinat de l’un des prétendants au poste de président du conseil de la République en 1487. Aussi, dès l’arrivée au pouvoir du nouveau gouvernement, les membres de l’ordre occupant des postes à responsabilité dans les institutions républicaines sont systématiquement limogés et remplacés.

En 1491, le gouvernement décide de lancer une réquisition des biens des familles les plus riches du pays. En tête de ces familles on retrouve les 11 familles nobles de l’ancien régime et les familles dirigeant les confédérations marchandes. La plupart des familles refusent dans un premier temps de participer à cet effort mais cèdent au bout de quelques mois devant la pression de la population et surtout grâce à des garanties offertes par l'État pour retrouver leur bien à plus ou moins long terme. Seul le roi d’Appartagne refuse catégoriquement de participer.

À partir de 1492, le pays est bousculé par de nombreux actes de sabotage et par des assassinats à répétition. Le gouvernement Républicain accuse l’OCJ d’être derrière tous ces actes pouvant être qualifiés d’actes terroristes et ayant pour finalité la déstabilisation du pays et sa prise de contrôle par l’OCJ. En juillet de cette même année, l’assemblée génésienne ordonne la dissolution de l’OCJ. À cette occasion des centaines de membres de l’organisation sont arrêtés et emprisonnés. Le 12 juillet 1493, cet acte de dissolution est renforcé par une loi permettant l’exécution systématique des membres de l’Ordre. Réduits à quelques dizaines de membres (contre plusieurs centaines auparavant) l’Ordre s’exile en dehors des frontières de la République de Génèse.

En septembre 1493, Manoléon II de Bonarpartagne, héritier du trône d’Appartagne et seul noble ayant refusé de participer à la conscription nationale, lance un coup d'État à Theide et tente de renverser le gouvernement. Cependant, ce dernier à le temps de fuir et s’installe momentanément à Larçay. Manoléon II prend néanmoins le contrôle de la plus grande ville du pays, laquelle est également la capitale économique. Plusieurs études historiques montrent que les actes de sabotage et les assassinats des années passées étaient commandités par Manoléon dans le but de déstabiliser la République et d’évincer l’OCJ. Ce dernier ayant garanti le maintien de la République depuis 400 ans. N’ayant plus l’appuie de l’ordre Jalumaï, la République n’a pas les moyens de reprendre le contrôle de Theide. Manoléon II en profite pour étendre son influence sur toute l’actuelle province d’Appartagne jusqu’au lac Ryck. Pendant les quelques années qui suivent, la République fait face à de nombreuses crises institutionnelles. Huit gouvernements se succèdent en six ans, les ressources de l'État déclinent rapidement du fait de la perte de l’Appartagne, région la plus puissante économiquement. En parallèle, le roi d’Appartagne s’assure du soutien des autres familles nobles en leur promettant des terres dans son nouveau régime. Le 20 mars 1501, alors que la République fait face à une énième crise politique, Manoléon II lance ses troupes à l’assaut de Larçay. Étant donné le peu de troupes dont dispose la République, l’affrontement est bref et les troupes républicaines capitulent dès le 22 mars 1501 mettant fin à près de 5 siècles de régime républicain.

La Monarchie d'Apartagne (1501 - 1617)


La Monarchie d'Apartagne est une période durant laquelle la famille de Bonapartagne, régnant durant le Grand Royaume de Génèse sur le Royaume d'Apartagne, contrôle l'entièreté de l'actuelle Mandelsy.

Les prémices de la révolution (1592 -1617) Après 30 ans de règne de Manoléon V de Bonapartagne, c’est son petit-fils Manoléon VII de Bonapartagne qui monte sur le trône en 1592. Son arrivée est source d’espoir pour la population qui aspire à une gestion moins autoritaire du pays. Il n’en est rien : Manoléon VII poursuit la politique de son grand-père en renforçant les impôts et la répression de sorte à maintenir la population dans un état de pauvreté suffisamment bas pour l’empêcher de se soulever. En 1595, alors que beaucoup pensaient que cette organisation avait disparu, l’Ordre des Chevaliers Jalumaï refait surface. Cette organisation qui s’est vu dissoute à la fin de la première république, a mis à profit tout le XVIème siècle pour se reconstruire et se renforcer. En novembre 1595, ses sept membres les plus influant (les sept maîtres Jalumaï) prennent les armes et décident de se rendre à Theide pour prendre la tête du roi Manoléon VII. En s’infiltrant dans la citadelle, ils parviennent jusqu’à la salle du trône et font face à l’armée et au roi. Visiblement pas assez nombreux, ou pas assez forts, cette tentative est un échec. Malgré cela, les sept maîtres Jalumaï parviennent à prendre la fuite. Avec cet évènement, le roi prend peur. Il sait que désormais, des personnes pourraient être capables de l’assassiner. Il décide dans un premier temps de déménager à Valaxtine sur Choisille et fait à cette occasion agrandir le château des ducs de Choisille. Cette ville étant moins grande que Theide, elle est plus facile à contrôler. Dans un second temps, il entreprend un apaisement des relations avec ces vassaux, les autres souverrains de Génèse. La répression envers la population est donc moins forte et les impôts diminuent ce qui a pour effet de calmer les colères.

En 1600, Olive de Porthossen, riche marchande aurinéenne s’installe dans la ville de Larçay. Celle-ci rencontre Americo de Sinaissay, dirigeant de la confédération marchande des Sinaissays. Olive de Porthossen se marie à Americo de Sinaissay en 1602. Ce mariage renforce considérablement la confédération marchande des Sinaissays qui dispose désormais de comptoirs commerciaux partout en Aurinéa. Les années 1600, sont relativement prospères. Le pays n’a à affronter aucun évènement climatique exceptionnel, les récoltes sont bonnes, et la souplesse dont fait preuve le roi bénéficie largement à la population. Enfin, des personnalités mettent leur fortune au service de la population. C’est le cas d’Olive de Porthossen qui vient en aide aux agriculteurs, négocie avec les souverains en place pour assurer une plus juste distribution des ressources. La vieille dame acquiert ainsi une très grande popularité auprès de la population durant cette décennie. En 1610, le récit de l’expédition mené par Americo de Sinaissay en Aurinéa qui décide le roi Manoléon VII à changer sa politique. Le marchand décrit à son souverain les immenses navires que possède l’Empire Aurinéen et l’immense armée qui l’accompagne. Manoléon VII ayant aussi eu vent des flottes importantes construites ou en construction dans les pays voisins d’Océania et de Volcania décide de doter la Génèse d’une immense armada. Il ordonne ainsi un renforcement de l’armée et entreprend de transformer l’économie du pays pour produire plus d’armes et surtout des navires. Les confédérations marchandes refusent de s’engager directement dans cette voie. Le roi doit ainsi bâtir ses propres chantiers navals et enrôler de force des citoyens pour y travailler. L’économie devant être au service de la construction de cette flotte, les impôts sont de nouveau augmentés et la répression de plus en plus importante. Manoléon met enfin en place un tribut royal dû par ces différents vassaux mensuellement. Le montant de ces tributs est si élevé que cela engendre des conflits armés partout dans le pays. Les pillages et guerres entre les souverains vassaux du roi Manoléon VII deviennent très rapidement monnaie courante. La décennie 1610 voit également se succéder plusieurs évènements climatiques d’importance. Les hivers sont particulièrement rigoureux dans le centre du pays en 1612 et 1615, le nord subit en 1613 et 1614 deux cyclones et l’ouest est frappé par un été extrêmement sec en fin 1616 et début 1617. La deuxième révolution Génèsienne (1617 - 1622) La deuxième République de Génèse (1622 - 1849) Émergence de la deuxième République (1622-1680) Cette période correspond à la construction et la mise en place de la seconde République jusqu'à sa stabilisation aux alentours de 1650.

La grande ère de la piraterie (1680-1801) Depuis la fondation de la République, celle-ci doit faire face à une montée en puissance de la piraterie dans le détroit du Peacksburg. Dans les premières années ce sont d’avantage des ex-militaires souhaitant partir à l’aventure et échapper au sort que leur réservent les républicains. En somme, se sont plus des aventuriers commettant quelques actes de piraterie ici ou là. Dans les années 1680, des républicains extrémistes accèdent au pouvoir et accentuent la politique d’exclusion des ex-familles nobles déjà en vigueur depuis une soixantaine d’années. Ainsi, ces familles n’ont plus accès à certains métiers ou à certains services publics et leur statut de citoyen est révisé de manière à diminuer leur droits ou à rendre plus difficile leur application. Cela amène les jeunes générations, filles et garçons, à vouloir quitter les quartiers dans lesquels ils sont nés. Ceux-ci considèrent – à juste titre – qu’ils ne sont pas responsable des actes passés de leurs arrière-grands-parents. Ce climat les amène à se tourner vers la piraterie, activités qui les libèrent de leur condition dans les camps et leur offre aussi l’opportunité d’affronter en direct les institutions républicaines. Ainsi, des pirates comme Arbrakhâme Le Rouge, Jack Couanne, Adelaïde Bonney’aim, Lucy Brin de Paille ou encore Merligrin Teacks sont en réalité issus de familles ayant servi le royaume d’Appartagne. La piraterie se développe de manière très importante dans le détroit du Peacksburg et plus largement en mer d’Ivanoa dans les années 1680-1690. Elle devient un véritable problème au début des années 1700, période durant laquelle, le milieu se structure un peu et où un « seigneur des pirates » est reconnu. Le premier d’entre eux est Arbrakhâme Le Rouge, capitaine de « la Perle Blanche » et notamment responsable de l’incident de Punta de Mazaltàn en 1699. Durant cet incident, le pirate et son équipage ont pillé et détruit la moitié du quartier de Punta Venezia et fait prisonnier trois diplomates génésiens en voyage au Dunvegan. Cette capture sera l’objet de nombreux chantages et de nombreuses ruses qui amènent Arbrakhâme Le Rouge à dérober 12 navires de la marine génésienne, à piller et détruire 15 navires marchands de la confédération marchande des Sinaissays. Finalement, les trois diplomates seront libérés en échange d’un armement de pointe, lequel équipera « la Perle Blanche » jusqu’à sa disparition. Avec Arbrakhâme Le Rouge, les pirates deviennent de plus en plus cruels et cela devient un véritable problème pour la république génésienne. Les activités de pirateries, ralentissent le développement des confédérations marchandes et compromettent également les aspirations économiques des différents gouvernements. Pour y faire face, la république génésienne en accord avec la république de Crosovie et le protectorat du Dunvegan décident de constituer une marine dédié à la sécurisation du détroit du Peacksburg. Entre 1705 et 1801, près de 3000 navires seront construits pour endiguer la prolifération des pirates. Les actes de piraterie atteignent un premier sommet avec Jack Couanne, ancien second d’Abrakhâme Le Rouge, nouveau capitaine de « La Perle Blanche » et seigneur des pirates de 1707 à 1717. Celui-ci ira jusqu’à fédérer 125 équipages pour lancer une offensive sur la ville de Larçay. Cette offensive mobilise prêt de 250 navires et est la deuxième plus grande bataille navale ayant impliqué l’état génésien. Elle se solde par une défaite des pirates qui, ayant perdu leur leader, se sont retirés avant d’atteindre leur objectif : le siège de la confédération marchande des Sinaissays. Les deux décennies qui suivent voient la piraterie se réguler quelque peu du fait, d’une part, de la disparition d’un pirate d’exception et de son navire, mais aussi d’une meilleure sécurisation des mers par les marines génésiennes, crosovites et dunveganes. En 1740, Mohkada De Salamille devient seigneur des pirates. Tout comme Arbrakhâme Le Rouge et Jack Couanne avant lui, Mohkada De Salamille vogue sur un ancien navire de la marine royale faimouite de classe Ytirvelle VII. En quelques années, il réunit autour de lui de nombreux autres pirates et capturent de nombreux navires des marines génénésiennes, crosovites et dunveganes. Il est également à l’initiative de la construction de la cité de Tortoruga bâtie dans l’archipel d’Ivanoa. Cet archipel devient en quelques années une véritable forteresse dédiée à la piraterie. Des ateliers de construction navale sont également créés afin de bâtir les navires des différents capitaines pirates. Mohkada De Salamille reste seigneur des pirates jusqu’en 1765. Durant toute cette période la progresse de nouveau en Mer dans le détroit du Peacksburg sans pour autant atteindre le niveau du début du siècle. De 1765 à 1785 se succèdent une dizaine de seigneurs de pirates ayant pour unique ambition de continuer à enrichir la cité de Tortoruga. Il s’installe une certaine banalisation de la piraterie dans le détroit du Peacksburg : les forces marines génésiennes, crosovites et dunveganes tentant tant bien que mal de les contenir. En 1785, une jeune femme du nom d’Anna Eskilsdotter, parvient à détourner une flotte de sept navires de la confédération marchande des Civalilles. Elle ramène ces navires dans l’archipel d’Ivanoa et revendique le titre de seigneur des pirates. En défiant et en vainquant Lagerthe Bartholomew, seigneur des pirates depuis 1784, elle devient la première et seule femme à accéder à ce titre. Grâce aux chantiers navals de Tortoruga elle fait construire le plus grand voilier de cette ère de la piraterie. Ce bateau, dénommé Hrym’Naglfar, basé sur les Ytirvelles faimouites de septième génération mais plus grand et mieux armé permet à Anna Eskilsdotter de fédérer de nombreux pirates. La piraterie connait ainsi une nouvelle période faste jusqu’en 1801. Devant l’ampleur de la vague de piraterie, les marines génésiennes, crosovites et dunveganes sont complètement dépassées. Il faut attendre l’année 1799, pour qu’une nouvelle force vienne en aide aux forces républicaines. À partir de cette année, la marine faimouite déplace sa flotte dans le détroit du Peacksburg. Les 349 Ytirvelles de septième génération rejoignent les 250 navires des flottes génésiennes, crosovites et dunveganes. Les pirates s’étant également étendus plus au sud, les marines peacksburgeoises et movenadiennes se joignent également à la lutte. Cette ère de la piraterie prend fin en juillet 1801 au cours de la bataille des quatre vents au large de l’archipel d’Ivanoa. Cette bataille oppose les marines des états souverains limitrophes à une alliance rassemblant tous les pirates de la région sous le commandement d’Anna Eskilsdotter. Les marines des états souverains rassemblent plus d’un millier de navires dont l’ensemble des navires de la marine royale faimouite. Les pirates rassemblent quant à eux près de 750 équipages mais bénéficie de la position défensive naturellement offerte par l’archipel d’Ivanoa. La bataille dure près de deux mois et se solde par la défaite des pirates et la destruction totale de la cité de Tortoruga. Seul le navira d’Anna Eskilsdotter parvient à s’enfuir. Celui-ci disparaît néanmoins sans lancer de trace. La Génèse rayonnante (1801-1840) La fin de la deuxième République (1840 - 1849) Après une longue période de stabilité, les dirigeants de la deuxième république accumulent à partir de 1840 de nombreuses erreurs. La Génèse, compte alors parmi les pays les plus influant de la planète sur les mers et pour le commerce. Les années 1840 à 1846 voient la diminution de cette influence. Les différents dirigeants s'étant succédés sans prendre en compte les mutations technologiques (Première Révolution Industrielle) ni l'accroissement des inégalités. À cette époque, les confédération marchandes concentrent les richesses et sont suspectées de corruption des différents dirigeants. Cependant, c'est véritablement l'élection de Mac'Nor Leunamme à la présidence de la république qui précipite la chute de celle-ci. Mac'Nor Leunamme, personnage relativement novice en politique se fait élire sur des propositions d'exemplarité (en réaction aux scandales de corruption ayant entaché la République depuis le début du XIXème siècle) et surtout sur un changement de méthode dans la gouvernance de la Génèse. Il souhaite revoir en profondeur le fonctionnement de la République afin de donner plus de pouvoir au peuple et reconnecter les élus au terrain. Enfin, il se place au centre d'un échiquier politique très divisé. De nombreux Génèsiens y ont vu l'opportunité d'en finir avec les oppositions stériles qui règnent dans les différentes chambres du parlement. Mac'Nor Leunamme a été élu en 1845. Une partie des promesses faites ne sont pas suivies d'actes. Sur certains aspects, c'est même le contraire qu'il se passe si bien que le pouvoir s'éloigne encore plus du peuple et que des vagues contestataires se développent dans les grandes villes de l'Ouest du pays. Par ailleurs ces quelques années, de 1845 à 1849 voient les inégalités s'accroitre de manière exponentielle renforçant par la même occasion les mouvements de contestation[20] Plusieurs mouvements de contestation se succédèrent : les sabots rouge, les frocs cassés, etc. De nombreuses manifestations eurent lieu à partir de 1847 et plus encore en 1848 et 1849. Chacune d'elle faisant l'objet d'une répression de plus en plus violente au fur et à mesure du temps[21]. Le gouvernement accuse à ce moment là l'Ordre des Chevaliers Jalumaï de monter le peuple contre lui. C'est ce qui précipita le classement de cet Ordre en tant qu'organisation criminelle et ce qui mena à l'extermination des Chevaliers Jalumaï avec l'instauration de l'Ordre 266 lancé le 22 septembre 1848[22]. Deux éléments sont considérés par les historiens [23] pour expliquer la révolution qui a lieu en 1849. Fin 1848, la répression des forces de l'ordre et de l'armée lors des manifestations est accompagnée des premières victimes. Cela contribue à ce que la majorité de l'opinion public perde la confiance envers son gouvernement. Fin décembre 1848, un cyclone ravage le nord du pays. Si ces évènements sont assez fréquents, le gouvernement ne parvient pas à gérer la crise sanitaire qui survient des suites de la catastrophe naturelle. Les efforts du gouvernement portent essentiellement sur le rétablissement des appareils de production et des ports au profit des confédérations marchandes présentes dans le secteur et au détriment de l'approvisionnement en biens de première nécessité des populations locales. Il est estimé que près de 200 000 génèsiens sont morts durant les deux premiers mois de l'année 1849 du fait du manque de nourriture, de vêtements et d'eau potable. Dès le mois de janvier, certains citoyens se disent près à prendre les armes dans le but de renverser le régime en place. Leurs revendications trouvent écho auprès des familles nobles mises de côté depuis près de deux siècles. Ainsi, les 11 familles, ayant par le passé dirigé les royaumes qui constituaient le Grand Royaume de Génèse, apportent un soutien financier et matériel aux citoyens révoltés. Après plusieurs mois d'affrontements dans les grandes villes de l'Ouest sous forme de guérilla urbaine, les révoltés assiègent la ville de Theide, laquelle est à la fois la capitale économique du pays mais aussi là où se trouve le siège du gouvernement. La ville de Theide est réputée pour n'avoir jamais été conquise par aucune armée au cours de son histoire. Ainsi certains renoncent à cet assaut. Les autres (environ 150 000 personnes) se lancent à l’assaut de la cité fortifiée grâce aux navires faimouites. Ceux-ci parviennent à leur fin en déclenchant à l'aide de projectiles des incendies un peu partout dans la ville. De cette manière les citoyens Theidois et les membres du gouvernement n'ont de choix que de se réfugier sur des bateaux et de quitter la ville. À la sortie des ports, les navires de guerre Faimouites les attendent et les coulent. Mac'Nor Lenamme décède, comme environ 190 000 personnes dans l'incendie de la ville. Au total, se sont environ 250 000 personnes qui décèdent lors de la prise de Theide. À l'issue de cette bataille, qui se termine le 11 septembre 1849, la ville de Theide est ravagée [24] (les maisons à colombage de l'époque médiévale brulant bien). Sur le plan institutionnel la République est dissoute. Les onze familles ayant permis cet effondrement, fondent chacune un royaume indépendant lequel est gouverné par un roi élu parmi eux. La population accepte assez largement ce changement, considérant que ces onze familles ont permis de balayer un régime dont la majorité ne voulait plus. Le grand Royaume de Mandelsy (1849 - 2015) Apogée et déclin du Grand Royaume (1849-1920) En 1850 a lieu la première table ronde réunissant les 11 rois de Mandelsy. Ceux-ci s'accordent sur le fait d'élire un roi de Mandelsy, sans pour autant parvenir à se départager (chaque roi votant pour lui). Les rois décident de régler cela par un combat les opposant les uns aux autres. Le but étant de pousser les adversaires à l'abandon (ce n'est pas un combat à mort), le dernier devenant roi de Mandelsy. Cette tradition est réitérée à chaque fois qu'il faut désigner un nouveau roi. Pour autant, la table ronde de 1850 est la seule avec celle de 2014 à laquelle participent les 11 rois des 11 royaumes. C'est le roi du royaume d'Elsongue, Titon Ier qui gagne le combat. Titon Ier lance en 1851, la construction de la ville d'Elsonburg et proclame cette ville nouvelle capitale de la Mandelsy au détriment de Theide. Le années 1850 sont donc marquées par le lancement d'une politique de grands travaux dans les principales villes du royaume. Les efforts sont particulièrement importants à Theide, où tout le centre-ville doit être reconstruit. À Elsonburg, Titon Ier fait édifier un gigantesque palais royal. La construction de ce palais s'achève seulement en 1898 au moment où prend fin le règne de Titon Ier. La construction est pharaonique et mobilise pendant cette période près du quart des ressources du Grand Royaume au détriment de la modernisation des équipements industriels et dans une certaine mesure de l'équipement du pays. C'est l'un des éléments qui explique le déclin de la Mandelsy au XXème siècle. Le Grand Royaume de Mandelsy, voit son apogée dans les années 1870. La ville de Theide est enfin reconstruite et est alors un modèle de ville moderne ce qui lui permet de retrouver sa position de capitale économique du pays et une influence majeure dans tout le détroit du Peacksburg. Dans un même temps, trois des quatre confédération déménagent leur siège continental dans cette ville. Seule la confédération marchande des Sinaissays conserve son siège historique à Larçay. L'objectif pour les confédérations est d'avoir un accès au vaste marché que constituent les côtes du détroit du Peacksburg et par delà les côtes Volcaniennes. Les confédérations marchandes concluent également des accords commerciaux avec la plupart des pays du monde Gécée. Ces accords font d'elles des négociants importants et essentiels dans la plupart des échanges mondiaux. Ainsi, les entreprises Gécéennes ont tendance à faire appel aux confédérations marchandes pour exporter leur production à l'international. Une partie des capitaux et bien échangés profitent à la Mandelsy et à sa population. Cependant, sur le sol Mandelsien, les appareils de production n'évoluent qu'assez peu mais restent concurrentiels vis à vis des moyens de productions étrangers. Seule la ville de Theide bénéficie d’usines modernes. À la fin du XIXème et début du XXème siècle ce système trouve ses limites. Les entreprises étrangères parviennent à se passer des confédérations marchandes pour s'implanter à l'étranger ou pour le transport de marchandises rendant leur rôle de négociant caduc. L'appareil de production est vieillissant et surtout ne s'est pas adapté à la seconde révolution industrielle. La Mandelsy passe à côté d'innovations tel que l'électricité et mettra tout le XXème siècle à rattraper ce retard. Les confédérations sont donc incapables de rivaliser avec les concurrents internationaux. De 1890 à 1920, elles perdent l'essentielle de leur influence et doivent se cantonner au marché Mandelsien et dans quelques rares cas au marché océanien. Pour la population, la vaste entreprise de reconstruction et de lancement de grands travaux a amené au plein emplois de 1850 à 1880 environ. Durant cette période, le niveau de vie moyen est le plus élevé qu'a connu la Mandelsy. Des embryons de systèmes de santé, d'instruction publique gratuite, et de multiples services à la population voient le jour jusqu'en 1870. Les historiens estiment qu'après la période 1810-1830, cette période de 1850 à 1870 est parmi les plus prospères pour la population mandelsienne. À mesure que le budget de l'état diminue et que ces acteurs économiques (i.e. les confédérations marchandes) perdent de l'influence, le nombre d'emplois se réduit et les grands projets sont moins nombreux. Le chômage commence à redevenir réalité pour une partie de la population dans les années 1880 et il explose véritablement dans les décennies 1900, 1910 et 1920. Cela mène à un appauvrissement progressif de la population. Enfin le début du XXème siècle est marqué par une instabilité politique chronique. Après les 49 ans de règne de Titon Ier, se succèdent entre 1899 et 1920, 11 souverains à la tête du Grand Royaume. Cette instabilité contribue à la fragmentation des royaumes. De cette fragmentation naît un système qui se rapproche du système féodal où chaque souverain prête allégeance à un autre souverain plus puissant. Les seigneurs des royaumes étant ensuite censés prêter allégeance au roi du Grand Royaume. C'est aussi à cette période que les premiers conflits armés entre souverains locaux se déclenchent amenant à une évolution de plus en plus rapide des frontières des différents royaumes. Le grand royaume dans la grande guerre Gécéenne (1920-1950) Jusqu'au début de la grande guerre Gécéenne, les affrontements entre souverains locaux s'intensifient. Les Roi du Grand Royaume continuent à se succéder régulièrement. Entre 1920 et 1938, six souverains se succèdent : Jean-Eude de Bonarpartagne (1920-1923), Hector III De Cavernoise (1923-1924), Justin Bidou I D'Hirondalouie (1924-1926), Marcel XI de l'Ordogne (1926), Mayre II de Sasuffit (1926-1932) et Joseph V de Laurionly (à partir de 1932). La bataille de la Ronderie, le 12 janvier 1930, est considérée par les historiens comme le début de la guerre civile mandelsienne. En réalité il s’agit d’une intensification des conflits qui opposent jusqu’alors les différents vassaux du roi de Mandelsy. La bataille de la Ronderie se distingue des précédentes dans la mesure où l0 des 11 royaumes participent à cet affrontement dans une vaste plaine au nord d’Elsonburg. Près de 100 000 personnes s’y affronte. C’est l’intervention du roi de Mandelsy et des troupes royales qui mettent fin à cette bataille le 15 avril de la même année. À partir de là les affrontements entre souverains se multiplient bien qu’étant généralement de moindre envergure. En mars et avril 1931, l’Empire Deltan débarque en Crosovie et au Dunvegan et subtilise ces deux îles alors sous domination mandelsiennes. Tout au long des années 1930, la guerre civile s’intensifie déplaçant des millions de Mandelsien à travers le pays. Les combats ont principalement lieu dans les campagnes qui sont alors les zones les plus peuplées. Une partie de la population se réfugie dans les villes dans de nouveaux quartiers d’habitat insalubres. La plupart de ces quartiers existent toujours et s’agrandiront après la guerre. Le 10 mars 1939, alors que le reste du monde Gécée s’engage dans un conflit armé, l’Empire deltan débarque sur la côte ouest de la Mandelsy sans au préalable déclarer la guerre au pays. Depuis 1931, l’Empire-Deltan a pris soin de créer de nombreuses bases dans les îles du Dunvegan et de Crosovie, lesquelles lui servent d’avant-poste durant la grande guerre. Ainsi début la bataille d’Océania qui ne se termine qu’en 1947. Dès le 15 mars 1939, les principaux souverains mandelsiens se réunissent à Elsonburg sous la direction du roi de Mandelsy. Pour protéger le pays, il décide de mettre de côté leurs différents et de constituer une union sacré laquelle ne pourra être rompu que lorsque l’envahisseur deltan aura été battu. Le roi de Mandelsy, décide de mettre à disposition des armées des différents rois les dirigeables militaires de l’entreprise Fayd’Air. Si une centaine de dirigeables rejoignent le conflit au début de la guerre, on en compte environ 650 en service en simultané en 1941 pour un total de plus de 1000 dirigeables construits pendant la guerre. À partir du 17 mars 1939, l’empire deltan décrète un blocus naval sur les côtes mandelsiennes et movenadiennes ce qui menacent une partie de l’économie du pays et notamment les activités des différentes confédérations marchandes. L’Union Sacré lance un appel à l’aide aux « autres nations civilisées » le 18 mars 1939 afin de tenter de fédérer d’autres nations face à l’empire deltan. Cet appel est entendu par la Movenadie et le Zéphyros qui déclarent la guerre à l’Empire Deltan le 19 mars 1939. Durant les années 1939 et 1940, l’Union Sacré ne parvient pas à contenir l’armée deltane, mieux équipée et surtout plus nombreuse. C’est véritablement l’arrivée dans les hautes montagnes du centre du pays qui marquent un coup d’arrêt à la progression deltane en Mandelsy. L’Union Sacré ayant une meilleur connaissance de cette zone en tire parti pour empêcher la progression des armées deltanes vers le centre du pays. La ligne de front se stabilise quelques mois au pied des Monts de Grammes. Néanmoins, toutes les grandes villes de l’Ouest sont sous occupation deltane ce qui affaiblit grandement l’Union Sacrée. Le 19 janvier 1940, l’Etat de Juren déclare la guerre à la Mandelsy et à la Movenadie. L’Union Sacré s’inquiète alors d’avoir un potentiel deuxième front à gérer au sud-est. Jusqu’en 1941, l’Etat de Juren ne fait que menacer la Mandelsy et crée de nombreuses bases à la frontière avec la Mandelsy. C’est le 23 juin 1941 que débute l’invasion Jurénoise de la Mandelsy. Les jurénois pratiquent une guerre éclair et prennent possession en un peu plus d’un mois d’un cinquième du territoire mandelsien. Cette période est notamment marquée par le massacre de Suffisy le 4 juillet 1941 au cours duquel environ 70 000 citoyens suffouites sont tués. La ligne de front se stabilise le long des fleuves (notamment le long du Cavlore) à partir du 08 août 1941, date à laquelle l’Union Sacré mène une vaste offensive visant à stopper la progression jurénoise en Mandelsy. C’est la bataille du Cavlore dans laquelle sont impliqué quelques 500 dirigeables mandelsiens. Ceux-ci, de par leur nombre donnent un avantage décisif à l’Union Sacré. Par ailleurs, l’Etat de Juren doit aussi gérer le front Movenadien, ce qui amoindrit les forces disponibles pour gérer le front Mandelsien. Ainsi au printemps 1941 (septembre-octobre-novembre dans l’hémisphère sud), les deux fronts mandelsiens se stabilisent et la guerre se transforme en guerre de position et ce jusqu’en 1946. En effet, l’empire deltan doit gérer de par le monde de multiples fronts différents et ne cherche pas à occuper le reste de la Mandelsy. Les motivations première étant en effet d’ordre économique, il ne semble pas nécessaire pour les leaders deltan de s’étendre vers l’est considérant que l’essentiel de l’appareil de production mandelsien est en leur possession. Pendant l’occupation, que ce soit en Suffisy ou dans l’Ouest Mandelsien, une résistance se met en place face à l’occupant deltan ou jurénois. De nombreux mandelsien tentent également de traverser la ligne de front par le nord ou par les différents cols des Monts de Grammes pour rejoindre la zone libre. Au sein de la zone libre, la vie s’organise pour contenir les forces jurénoises et deltanes sur leurs positions. Sur le front deltan, les points d’attention se trouvent au nord où l’Union Sacré ne craint que l’empire deltan ne débarque. La flotte faimouite est chargée de protéger la frontière maritime de toute intrusion. Les bases d’attache deltanes en Océania étant sur les îles de Crosovie et du Dunvegan, cela empêchera tout débarquement sur la côte nord du pays. Les forces alliées débarquent le 2 avril 1946 sur la côte carnackienne ce qui permet de rompre avec la guerre de position sur le front jurénois. L’armée jurénoise se sentant en danger sur son propre territoire tente d’avancer en Mandelsy. Affaiblit par cinq ans de guerre de position, le front sud-est cède assez vite et les troupes mandelsiennes se replient jusqu’au Rick et au lac Royal. Les forces jurénoise font une percée dans le centre du pays au point d’atteindre les portes d’Elsonburg. Cependant, avec la prise de Carnack, les troupes doivent se replier pour se concentrer sur les forces alliées. La reconquête des territoires perdus dans l’Est du pays durera jusqu’à la capitulation de l’état de Juren le 7 janvier 1947. Du côté deltan, le 23 juillet 1946, les forces alliées pilonnent les bases deltanes en Crosovie, au Dunvegan, ainsi que celles disposées sur le continent. Les forces deltanes sur le front des Mont de Grammes se trouvent ainsi privées de soutien. L’Union Sacrée en profite pour rompre avec la guerre de position et entame la reconquête des terres à l’Ouest des Monts de Grammes. Aidé par les résistances locales, les dernières positions deltanes sont prises le 25 décembre 1946. La victoire face aux deltans le 25 décembre 1946 et la capitulation de l’Etat de Juren le 7 janvier 1947, mettent un terme à la bataille d’Océania. Dans les mois suivants, l’Etat de Juren est divisé en six zones d’occupation. La Mandelsy occupe quelques territoires au nord du pays le long de la frontière carnacko-mandelsienne. Réunis à Theide, le 3 avril 1948, les puissances alliées invitent une nouvelle fois l’Akitsu à déposer les armes. Cet évènement est le dernier en lien avec la Grande Guerre en Mandelsy. Pour la Mandelsy, le bilan est très lourd sur plusieurs tableaux. Sur le front deltan on dénombre près de 75 000 morts du côté mandelsien. Cependant, les dégâts matériels sont colossaux. Les deltans ayant lors de la conquête de l’Ouest détruit de nombreuses infrastructures avant d’en reconstruire certaines qui tomberont sous les bombardements alliés en 1946. Beaucoup de villes sont complètement détruites. C’est le cas de villes comme Montgarlac ou encore Merick sur Cisif. Des villes comme Theide ou Larçay ont moins souffert du moins dans leur partie historique. Les extensions des années 1920, 1930 ainsi que les zones industrielles sont généralement complètement détruites. L’appareil de production Mandelsien est en majeur partie anéantit ce qui explique la difficile reconstruction durant les années 1950. L’Est à moins souffert des destructions, cependant l’importance économique de cette zone est moindre (il s’agit d’une zone plus rurale). Le bilan humain est en revanche bien plus important. Le peuple suffouite supporte l’essentiel des 175 000 morts du front sud-est avec notamment le massacre de Suffisy (ou de Perruson) ayant fait à lui seul 70 000 victimes. Enfin, au sortir de la guerre on trouve un pays dans lequel de nombreux habitants ont été déplacés et dont l’organisation territoriale, déjà instable avant la guerre, est encore plus précaire. En 1949, lors d’un conseil des vassaux du roi de Mandelsy, l’Union Sacrée est dissoute. Les différents suzerains ne parviennent pas à s’accorder sur les nouvelles limites des royaumes ni sur un plan global de reconstruction. Dans le même temps, le roi de Mandelsy, Joseph V tombe malade et n’est donc pas capable de fédérer les différents rois du pays. Fin 1949, le premier conflit entre rois éclate entre le roi du royaume d’Appartagne et le roi du Royaume du Sinaï. D'une difficile reconstruction à un appauvrissement généralisée (1950-2013) Au cours des deux décennies qui suivent la guerre, le pays tente de se reconstruire sur fond de conflits inter-royaumes. Cette situation conduit à un appauvrissement généralisé de la Mandelsy.

Joseph V décède début 1950 et sa succession est ouverte. Une nouvelle table ronde des rois est organisée et c’est le très jeu roi d’Elsongue, fils de Joseph V qui en sort vainqueur. Joseph VI a 16 ans lorsqu'il accède au trône du Grand Royaume. Cependant, du fait de son jeune âge et malgré sa victoire sur les autres rois, il a des difficultés à se faire respecter. Son règne est caractérisé par un effacement complet du pouvoir du roi de Mandelsy au profit de celui des seigneurs de royaumes. De nouveau, ce contexte est propice à relancer et à entretenir les querelles entre les différents royaumes.

Jusqu’en 2013, les conflits armés engendrent un exode massif des campagnes vers les villes et particulièrement celles où résident les souverains. Ces derniers ayant concentré les moyens de reconstruction sur les centre-villes dans lesquels ils résident. En périphérie se développe ainsi de vastes zones d’habitat insalubres comme c’est le cas à Theide, Larçay ou Elsonburg. Par ailleurs, les quelques progrès dans le domaine de la médecine acquis au cours de la guerre sont préservés et permettent un accroissement de l’espérance de vie. Dans un même temps, le taux de natalité et le taux de pauvreté restent très élevés amenant à un accroissement sans précédent de la population. Entre 1950 et 2010, la population mandelsienne est multipliée par deux.

Dans ce contexte de guerre perpétuelle, les confédérations marchandes ont du mal à poursuivre leur développement économique : les usines et autres appareils de production dans les campagnes sont régulièrement détruits. Elles concentrent donc leurs activités dans les grandes villes relativement épargnées par les conflits.

Ouverture et fin du grand royaume (2013-2015) Adhésion à l’OCGC et fin du règne de Joseph VI À la faveur d’une accalmie des conflits inter-royaumes, et alors que le roi de Mandelsy est pour beaucoup supposé mort, celui-ci surprend tout le monde par une annonce retransmise dans tout le pays le 20 août 2013. À 79 ans, Joseph VI annonce que la Mandelsy intégrera l’OCGC au 1er septembre de la même année. Il annonce en outre vouloir reprendre la main sur la direction du pays.

L’entrée dans l’OCGC permet à la Mandelsy d’exister de nouveau sur la scène internationale et d’entamer des discussions avec ces voisins. Joseph VI se rapproche ainsi de ses homologues peacksburgeois et carnackiens et entreprennent de constituer avec les États volcaniens une Union Volcano-Océanienne.

Joseph VI entame ensuite de grandes réformes au sein du pays. Il tente de mettre fin aux conflits entre seigneurs locaux et entreprend le lancement d’une politique de grands travaux. Il pose également les fondements de la politique environnementale du pays avec trois décrets sur l’écologie. Le premier prévoit l’interdiction des véhicules thermiques sur l’ensemble du territoire mandelsien. Cette disposition sera confortée quelques années plus tard par le plan EDEM. Le deuxième prévoit la fermeture du réseau autoroutier et sa conversion en ligne de chemin de fer à grande vitesse. Enfin, le troisième sanctionne les dégradations faites à l’environnement. Fin septembre Joseph VI annonce le développement d’internet en Mandelsy et l’arrivée de plusieurs sites iconiques dans le pays à l’image de Squirrel.

Le 21 novembre 2013, le vice roi Georgio Lacunonly annonce l’hospitalisation de Joseph VI au Peacksburg. Le temps de son rétablissement, le roi doit être remplacé par la personne la plus proche par les liens du sang. Suit une campagne de recherche du frère jumeau du roi Joseph VI.

Les 22, 23 et 24 novembre 2013, les royaumes de Faimicy et de Talj’Bali sont balayés par l’ouragan Yoxaz, troisième plus puissant ouragan de la décennie en Mandelsy. Le nombre de victimes et l’étendu des dégâts n’a jamais pu être évalué.

Première table ronde des rois et guerre contre le royaume de Faimy Le 30 novembre Joseph De Laurionly, frère du roi Joseph VI est retrouvé et une table ronde est annoncée pour la semaine suivante afin de l’investir en tant que roi par intérim jusqu’au rétablissement du roi Joseph VI. À cette table ronde du 8 décembre 2013 participe également le royaume de Faimicy représenté par Justine de Salamille. Il s’agit de la première participation du royaume insulaire depuis 1850. Du fait de son genre, les autres rois siégeant autour de la table ne lui reconnaissent pas ce droit. Les jours qui suivent se soldent par une déclaration de guerre avec d’une part le royaume de Faimy et d’autre part une coalition formée par tous les autres royaumes du Grand Royaume de Mandelsy à l’exception de la Talj’Bali.

Plusieurs batailles ont lieu et opposent les navires de la coalition aux navires de classe Ytirvelle du royaume de Faimy. Toutes se soldent par des défaites de la coalition réduisant la flotte des 9 royaumes à néant. Les hostilités se calment mi-décembre et se muent en un blocus de l’archipel faimouite.

Accession au pouvoir et règne de Justine de Salamille Le décès de Joseph VI en février 2014 précipite la fin des hostilités et la tenue d'une nouvelle table ronde afin de lui trouver un successeur. Cette table ronde se tient le 5 avril 2014. Les 11 souverains des 11 royaumes de Mandelsy sont présents et doivent élire un nouveau roi. Chacun ayant voté pour lui, la règle est ensuite de se départager au cours d'un affrontement se déroulant dans la grande arène de l'Aubrière sur Choisille.

Le combat se tient le 6 avril 2014 et est remporté par Justine de Salamille. Celle-ci devient donc impératrice de Mandelsy le 8 avril 2014.


Dès lors, elle entreprend plusieurs réformes visant à stabiliser le pays. Elle décide de figer les frontières internes du pays et contraint les différents rois à cesser leurs affrontements. Ces frontières seront véritablement sanctuarisées avec l’avènement de la troisième république mais n’évoluent que très peu à partir de l’été 2014. Elle travaille également sur le statut de citoyen en l’uniformisant à l’échelle du pays. Sont désormais citoyens mandelsiens toutes les femmes et les hommes quel que soit leur origine ethnique à partir de 17 ans. Ce changement est effectif le 22 juillet 2014.

Justine de Salamille oriente aussi le développement économique du pays en redonnant de l’importance aux confédérations marchandes et en promouvant un développement préservant les ressources naturelles du pays. Elle s’inscrit dans le prolongement de la politique initiée par Joseph VI. Ces principes seront là encore confirmés lors de la proclamation de la République avec le plan EDEM.

L’hiver rouge et noir Le début de l’année 2015 est marqué par de nombreux départs de feux dans les forêts des Monts de Grammes. Ces incendies d’origine terroriste obligent l’impératrice à demander de l’aide internationale pour y faire face. Cette période atteint son point culminant avec l’attentat de Silith le lundi 9 février 2015. Vers 10h, une vingtaine de personnes sont assassinées dans les locaux de Radio Océania à Silith par cinq terroristes. Étaient visés à cette occasion les journalistes d’investigation de la station dont Bruno Touillon, animateur historique et fondateur de Radio Océania. Tous ces journalistes avaient pour point commun d'avoir enquêté sur l’origine des incendies en Mandelsy continentale.

Alors que les réactions internationales s'enchaînent, une marche blanche est prévue pour être organisée à Silith le dimanche 15 février 2015. Plusieurs autres rassemblements sont également annoncés de par le monde. Au total, on estime que plus de 25 millions de personnes ont défilé ce jour-là.

Dans un même temps, l’enquête progresse et les États Océanien décident de se doter d’une force commune de défense intérieure : l’Océania Corp. Cette force a pour première mission de traquer les terroristes des attentats de Silith. Sur le front des incendies, et grâce à l’aide internationale, les différents feux sont contenus, puis maîtrisés et peu à peu éteints.

Le 20 avril 2015, l’Océania Corp parvient à localiser le repaire des terroristes. Le 22 avril, l’assaut est donné sur le camp, l’ennemi recule rapidement dans les cavernes. Un siège s’organise et celui-ci prend fin le 5 mai 2015. 98 personnes sont alors arrêtées par l’Océania Corp. En 2021, un lien sera établi entre ce groupuscule terroriste et la Triarme, autre groupe ayant largement déstabilisé le pays en 2020.

Accords de Silith et transition vers la République Sur le plan de la politique intérieure, ces événements incitent au rapprochement de la Crosovie avec la Mandelsy continentale. C’est donc dans ce contexte que sont signés les accords de Silith Acte I (le 21 mars 2015) et Acte II le 29 juin 2015. Ceux-ci définissent précisément le statut de communauté autonome mandelsienne et accordent ce statut à la République de Crosovie, au Protectorat du Dunvegan, au Royaume de Faimicy et au Dalj de Talj’Bali. Ces accords sont les prémices de la proclamation de la République le 15 juillet 2015.


La troisième République de Mandelsy (2015 - 2021) La troisième République est proclamée le 15 Juillet 2015 [25]. Dans un même temps le plan EDEM est annoncé avec pour objectif de guider le développement de la Mandelsy pour les décennies à venir. Assemblée constituante Élections municipales de 2016 Jeux olympiques Nomination de Karl Silver Stone à la présidence de la République Cyclone de 2016 Dérive du régime présidentiel et montées des inégalités Retour de Justine de Salamille en Mandelsy Chute de Karl Silver Stone le 25 décembre 2020 (première opération papillon) Les quatrième, cinquième et sixième République (année 2021) À l'issue de l'arrestation et de la chute de Karl Silver Stone consécutivement à l'Opération Papillon, la quatrième République est proclamée. Justine de Salamille et quelques éminents intellectuels ayant participé au retour du régime Républicain en 2015, proposent de créer une assemblée des Maires ayant le rôle d'une assemblée constituante. Cette assemblée est dérivée des deux conférences de Nuylnes qui avaient mis en avant le fait qu'une futur constitution devait avant tout être pensée par les acteurs les plus proches des citoyens à savoir les Maires. La première mesure de cette assemblée est de convoquer des élections municipales correctement encadrées pour le mois de mai 2021. Ces élections, sont les premières organisées de manière complètement libre depuis la fin de la seconde République. Elles sont placées sous le contrôle de l'OCGC qui en a fait une condition pour stopper le processus de sortie de la Mandelsy de l'OCGC initié par Karl Silver Stone en août 2020. Pour ce scrutin, le dépôt des listes est ouvert du 1 mars au 18 mai 2021. La campagne officielle, période pendant laquelle les médias sont tenus d'observer une réserve sur le traitement des élections, se déroule du 19 au 26 mai. Les élections se déroulent du 28 au 31 mai 2021 avec des bureaux de vote ouverts de 8h à 18h. Le dépouillement a lieu les 1er et 2 juin. Les résultats sont proclamés le 2 juin à 21h. Les Maires sont élus par les conseils municipaux entre le 3 et le 13 juin 2021. Il résulte de ces élections une recomposition de l'assemblée des Maires. Nombreux sont ceux qui ne sont pas reconduits. Ainsi, là où l’ancienne assemblée des Maire était relativement unanime sur la direction à donner à la constitution, la nouvelle assemblée se révèle être beaucoup plus fragmentée et de nombreuses divergences d’opinions s’expriment. Lors de sa session d’installation, l’assemblée des Maires décide à une voie près de retirer à Justine de Salamille une large partie des pouvoirs dont elle était dotée pour gérer les affaires courantes du pays. Le 15 juillet, voyant que les discussions sont complètement au point mort et qu’elle ne peut plus gérer efficacement les affaires courantes, elle décide d'abandonner ses fonctions de porte-parole de la République de Mandelsy. Les mois qui suivent sont caractérisés par une non-avancée de l’assemblée des Maires dans la rédaction de la constitution. La fragmentation de celle-ci se renforce à un tel point que certains n’y participent même plus considérant qu’ils sont plus utiles dans leurs territoires. Le 4 décembre, alors que les discussions ne font que s’envenimer, l’assemblée des maires se scinde en trois entités distinctes. Ainsi est fondée la communauté autonome du nord et de l’est de la Mandelsy (renommée quelques jours plus tard Vème République de Mandelsy) et la communauté autonome du Montgrammes (renommée VIème République de Mandelsy, puis Grand Skhanora de Mandelsy. Le 7 décembre, l’ouest de la Mandelsy est envahi par des troupes venues des Monts de Grammes. Celles-ci se sont discrètement préparées, bénéficient d’un armement de pointe et notamment d’une aviation qui leur permettra de conquérir le pays en un éclair. La plupart des grandes villes mandelsiennes subissent des assauts aériens ciblés sur les infrastructures publiques et sur les appareils de production (usines, fabriques …). Seule Montgarlac est épargnée et déclarée comme capitale. Le 8 décembre Justine de Salamille est faite prisonnière tandis que Kirlo de l’Ordogne (nommé aussi grand Skhan) prend le contrôle de la totalité du pays. Dans les jours qui suivent, le Grand Skhan met en application son nouvel ordre, dispositif visant à restreindre drastiquement les libertés des mandelsiens. Il obtient également la capitulation des communautés autonomes de Crosovie et du Dunvegan. Dans un même temps, Justine de Salamille est exposée sur un échafaud sur la place Joseph VI à Theide. Le 12 décembre, des « insoumis » tentent une première fois de la délivrer sans succès. Le 16 décembre un procès fantoche se tient à Theide. Karl Sivler Stone et William Arm, libérés par Kirlo de l’Ordogne refont surface et « témoignent » contre elle. Justine de Salamille est condamnée. Son exécution est prévue pour le 19 décembre. Dans la nuit du 18 au 19 décembre, le port de Theide est attaqué par la marine royale faimouite. L’objectif de l’opération est de faire diversion afin de permettre aux insoumis dirigés par Alfred Vallamir de délivrer Justine de Salamille ce qu’ils parviennent à faire au prix de nombreuses pertes. Suite à cette libération, le colonel Kent, général des armés du Grand Skhan, ordonne le bombardement de l’archipel de Faimicy par l’aviation montgarléenne. Les insoumis fuient Theide et se réfugient dans les contreforts des Monts de Grammes dans une ancienne base aérienne datant de la Grande Guerre. Ils y trouvent d’autres insoumis et le matériel nécessaire à la préparation d’une opération « coup de poing » à Montgarlac. Le 23 décembre, suite à l’impossibilité de l’armée montgarléenne de retrouver Justine de Salamille, celui-ci ordonne le bombardement systématique et définitif de toutes les grandes villes du pays afin d'en finir avec les différentes poches insoumises. Mis au courant de cette nouvelle, les insoumis réfugiés dans les montagnes devancent leur assaut dans la nuit du 24 au 25 décembre : c’est la seconde opération papillon. À l’issue de cette opération, le grand Skhan est arrêté, l’armée montgarléenne est dissoute et la République rétablie. Le 6 janvier 2022, l’assemblée des Maires se réunit pour la première fois depuis un mois, proclame à l’unanimité la septième République et donne la gouvernance provisoire du pays à Justine de Salamille. La septième République La septième République est proclamée le 6 janvier 2022. L'assemblée des Maires, toujours chargée de rédiger la constitution, nomme Justine de Salamille présidente d'un conseil de gouvernance du pays qu'elle aura à constituer. La nomination des membres de ce conseil intervient le 7 janvier 2022. Celui-ci est en place au plus pour un an ou jusqu'à l'élection d'un gouvernement par le peuple mandelsien. Suite aux évènements de la "seconde opération papillon", les discussions à l'assemblée des Maires sont beaucoup plus paisibles et constructives. Ainsi, dès le mois de février, les Maires s'entendent sur un programme de sécurité intérieur. L'objectif est de mieux contrôler le territoire mandelsien et dépêcher la constitution de forces armées clandestines telles que celles créées dans les Monts de Grammes au cours de l'année 2021.